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Martiensgohome & Aymeric De Tapol - Plays Lost Foxes FLAC

Martiensgohome & Aymeric De Tapol - Plays Lost Foxes FLAC Performer: Martiensgohome & Aymeric De Tapol
Album: Plays Lost Foxes
Country: Belgium
Released: 01 Jun 2011
Style: Radioplay, Abstract, Noise, Field Recording, Experimental
Label: FF HHH
Genre: Electronic / AudioBooks & Other
Catalog #: HHH 74
Size FLAC: 1744 mb.
Size MP3: 1211 mb.
Rating: 4.6/5
Votes: 168
Record Source: CDr




Tracklist


1X12:52
2F5:49
3E19:22
4O6:48


Credits


  • Mixed ByAymeric De Tapol


Notes


50 copies of an improvised radio session recorded on the 5th of May 2011.

Reviewed by Fabrice Allard at http://www.etherreal.com/spip.php?article4303

Martiensgohome est un collectif belge, basé à Bruxelles, travaillant à base de field recordings et de machines usées. Il est possible de les écouter tous les jeudi sur Radio Campus Bruxelles, improvisant dans un style que l’on imagine très proche du disque qui nous intéresse ici.
Nous avions croisé Aymeric de Tapol il y a quelques années sur le label Nowaki avec une production très expérimentale et plus récemment chez Tsuku Boshi. Ce disque publié par le label belge FF HHH est l’occasion de découvrir cette collaboration entre les deux entités.

Pour qui connait un peu FF HHH, disons tout de suite que Plays Lost Foxes est tout à fait dans la lignée des productions de cette structure : expérimentale, riche, complexe.
De part sa forme, le disque est étonnant, avec ses 4 pistes intitulées F, O, X et E, dont la durée varie entre 6 et 19mn. Cette musique qui s’apparente à un dense magma sonore se compose de field recordings, drones, bleeps, sifflements et bruits mécaniques de machines, glitches en tout genre ou encore samples radio. De quoi faire un sacré brouhaha que ces artistes savent nous rendre agréable.

Dès F ce disque inspire une certaine sérénité. Peut-être en raison de la régularité de crissements et raclements que l’on finit par trouver mélodiques, tandis qu’une pluie de crépitements vient nous chatouiller les oreilles. Étonnamment, alors que Martiensgohome dit faire de l’anti-ambient, de longs passages de O, composés de souffles ou au pire de ronronnements d’aspirateur, nous évoque une tranquille nuit étoilée, éventuellement perturbée par quelques grincements de métro et tonalités tirées d’un vieux film de science-fiction.
Les amateurs de drone trouveront leur compte sur X, très électronique là où les premiers titres se rapprochaient de l’impro-concrète. Tout en évolutions et perturbations, ce troisième titre prend son envol via l’ajout de claquements rythmiques qui nous font presque basculer vers une electronica expérimentale, du plus bel effet.
Avec ses près de 20mn, E est certainement la plus difficile à appréhender dans la mesure où elle convoque à peu près toutes les approches de ces artistes. Un melting pot certes organisé, mais au sein duquel l’auditeur à du mal à suivre le fil avant de s’éteindre sur une montée industrielle et des déchirures électroniques.

Comme évoqué plus haut, un disque riche, expérimental, surprenant par sa capacité à retenir l’attention.